Rumeurs, mensonges et carabistouilles...

Une recherche sur internet à partir des mots " Jacques Bergier " offre aujourd'hui des milliers d'entrées aboutissant à autant de pages où il est question, dans toutes les langues, à des degrés divers et pour les sujets les plus variés, de ce personnage hors du commun ! Ce succès posthume est plutôt rassurant. L'histoire n'oubliera pas JB de sitôt, même si certains auraient préféré que son souvenir disparaisse des mémoires après sa mort. Comment expliquer autrement le fait qu'il ne soit même pas mentionné au dictionnaire des noms propres, malgré une production littéraire abondante, son attitude durant la seconde guerre mondiale, ses apports scientifiques ou tout simplement sa personnalité extraordinaire ?

Hormis ce site réputé le plus complet, celui de l'AAJB (Association des Amis de…), ceux " En hommage à… " de P. Fabre (voir liens), et quelques autres de moindre importance, on peut trouver tout et n'importe quoi sur internet le concernant. Souvent, il ne s'agit que de références bio-bibliographiques connues et répétées des milliers de fois. Parfois, l'on découvre des extraits de ses œuvres assortis de commentaires voire d'interprétations plus personnelles de l'auteur du site. Inévitablement, se glissent dans ces pages des erreurs, des imprécisions, soit par ignorance ou distraction. Malheureusement, il arrive aussi que l'on tombe sur des informations plus… douteuses, voire délibérément farfelues !

Je n'irai pas par quatre chemins : Il y a des ignorants qui ne connaissent rien ou presque mais qui brodent n'importe quoi sans souci de vérité ou d'exactitude. Il y a aussi pas mal de fous, qui croient et colportent des informations délirantes, souvent sur le ton le plus sérieux. Et puis il y a des malhonnêtes, qui racontent délibérément n'importe quoi en utilisant le nom de Bergier comme une caution scientifique, intellectuelle ou morale. Je renvoie les ignorants aux bonnes sources d'informations, les fous à l'asile et les malhonnêtes devant les tribunaux de l'histoire.

Il est toutefois regrettable de constater que certaines assertions, fruit d'un humour douteux, de délires paranoïdes ou d'escroqueries intellectuelles, prennent parfois le chemin de la rumeur, relayées et amplifiées par une kyrielle de petits esprits dépourvus de tout sens critique, aveugles même aux faits qui les contredisent. Jacques Bergier raffolait de cet humour où le doute et l'étonnement émerveillait ou agaçait son auditoire. Mais justement, c'était de l'humour ! Ici, il ne s'agit que de basses récupérations servant des intérêts tout aussi méprisables…

Cette page se propose d'archiver les plus flagrantes tentatives de désinformations, glanées ici et là, concernant la vie, les œuvres ou les idées de JB.

L'affaire dite " de la Communauté Attegia "

Cette communauté féminine, avec son livre du Grand Tout intitulé Lamartia, située sous terre et accessible par des souterrains courant sous la ville d'Athis-Mons dans l'Essonne, est une invention littéraire que certains petits malins tentent aujourd'hui de faire passer pour réelle… Le nom de JB est utilisé dans ces argumentations fantaisistes (de même que la bouteille à encre " Le matin des magiciens ", Louis Pauwels, Fulcanelli, Helbronner… et jusqu'au petit texte humoristique de JB " La girafe n'existe pas " !) Ce texte paru dans la revue Planète 23 en 1965, mais aussi dès 1962 dans l'anthologie " Visa pour l'humour ", était " cosigné " Prs Pigafret et Galignol… (déformation de Galifret et Piganiol, membres de l'Union Rationaliste… les faiseurs de rumeur n'ont pas compris ce gag bergiesque, et transformé ces messieurs en dames… ).

Bref, inutile d'épiloguer ! L'association du nom de Jacques Bergier avec cette carabistouille d'Attegia est une fumisterie.



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© 2004, Claude Thomas.